Innover sur demande : Travailler de façon ouverte

Depuis les 10 dernières années, la façon de travailler des fonctionnaires a beaucoup évolué. Du contenu destiné au public sur Tweeter et des blogues individuels aux diverses plateformes collaboratives, notre invité de cette semaine, Sean Kibbee, s'exprime sur le travail ouvert et explique comment il a vu la fonction publique se transformer sous ses yeux.

Durée : 36:15

Transcription

Innover sur demande : Travailler de façon ouverte

TODD
Je suis Todd Lyons.

NATALIE
Je suis Natalie Crandall.

VALERIA
Je suis Valeria Sosa.

SEAN
Et je suis Sean Kibbee.

TODD
Et voici le balado Innover sur demande.

En dix ans, la fonction publique s'est transformée, passant d'un milieu où le « blogage » et le « gazouillage » étaient considérés comme des activités compromettantes pour la carrière, à un environnement qui possède maintenant des plateformes de collaboration et de réseautage professionnel avec le grand public. Pour cet épisode, notre invité a été au centre ou autour des projets qui ont orchestré cette transformation.

VALERIA
Bienvenue, Sean. Je suis heureuse que vous soyez ici. Avant de commencer, vous pourriez peut-être nous parler un peu de vous.

SEAN
Sean Kibbee. Je suis un agent libre. J'ai fait partie de la première cohorte. Ça fait presque trois ans que je suis agent libre, ce qui a été dans ma carrière un véritable tournant et qui me procure beaucoup de plaisir.

VALERIA
Première cohorte!

SEAN
Oui, je travaille pour le gouvernement depuis maintenant 18 ans. Et cela me surprend toujours lorsque je le dis. J'ai passé tout ce temps aux TI. J'ai commencé comme GT-2 et gravi les échelons en accomplissant des tâches vraiment amusantes. Présentement, je travaille à l'École de la fonction publique du Canada, et nous travaillons avec l'Académie du numérique. Plus particulièrement, je fais partie de l'équipe des SIN [solutions pour l'innovation numérique], qui soutient l'Académie du numérique dans son initiative visant à améliorer les compétences de 300 000 fonctionnaires.

Nous nous occupons aussi de mandats secondaires liés à l'infonuagique et à tout ce qui touche l'innovation dans le domaine des TI : une foule de prototypes, beaucoup de solutions rapides, et ainsi de suite. Je suis chanceux de travailler avec des gens vraiment talentueux qui ont une vision et une mission claires visant à promouvoir le numérique dans la fonction publique. Voilà, en quelques mots, qui je suis.

VALERIA
Maintenant, je crois comprendre que vous avez entendu notre premier balado avec Sean Turnbull, et que certains des points qu'il a abordés vous intéressaient.

SEAN
Oui, c'est effectivement le cas. C'était tellement bien fait que j'ai été surpris que vous veniez me voir pour m'inviter ici. Je pensais qu'il avait tellement bien couvert le domaine. Il l'a assurément fait. Lorsque je l'ai écouté, l'un des points intéressants, c'est enrichissant lorsque vous entendez quelque chose qui vous indique que vous ne faites peut-être pas correctement quelque chose dans votre domaine. Et cela m'a donné –

VALERIA
Sean est très bon dans ce domaine!

SEAN
Oui, il l'est. Il est très bon dans ce domaine. Et c'est pourquoi je l'aime bien. J'aime écouter et m'entourer des personnes les plus brillantes qui soient, qui vous aident à revoir vos méthodes de travail et vos façons de faire. Et pour moi, juste de la façon dont il aborde l'innovation, je pense que c'est la façon dont nous devrions le faire.

Souvent, par contre, nous ne le faisons pas de cette façon, avec une idée claire de la signification des éléments de mesure. À la fin, quels sont vos facteurs de réussite possibles, quels sont les baromètres quant à la façon dont vous travaillez et les résultats que vous obtenez avec des définitions claires? Je pense que c'est essentiel; c'est important de le faire.

Alors, cela m'a amené à me demander pourquoi je ne le faisais pas souvent. Très souvent, ce n'est pas le cas. Alors, j'ai constaté que dans mon domaine, c'est une sorte de créneau spécialisé, où je peux examiner la paperasse et vraiment, pour être honnête, tout simplement la contourner. Je connais suffisamment l'industrie des TI et je possède des compétences qui se recoupent dans les domaines des communications, de la protection de la vie privée et de la sécurité qui m'aident à naviguer à travers tout cela. Mais, en même temps, je n'ai pas réussi à clairement définir ce que nous tentons d'accomplir.

Alors, très souvent, on m'invite en me disant : « Eh, c'est ce que nous voulons accomplir, voici la solution à l'état final, vas-y et fais-le ». Je ne dirais pas que c'est comme une case à cocher, comme s'ils disaient : « Eh, j'ai besoin qu'on coche cette case, alors amène-toi ». Je pense qu'il travaille sur ce projet en particulier ou dans un milieu depuis assez longtemps pour constater qu'il n'y a pas suffisamment de travail qui est accompli.

Ce qui est également, je pense, un problème que nous voyons souvent au gouvernement, où nous passons beaucoup de temps, peut-être trop de temps à suranalyser, que nous devenons finalement paralysés par l'analyse. Je pense que c'est pour cela qu'on fait beaucoup appel à moi.

En écoutant Sean, cela m'a amené à réfléchir aux raisons pour lesquelles cela ne se produit pas assez souvent dans mon milieu. Et pourquoi je ne mets pas suffisamment l'accent sur cela. Je pense que c'est peut-être une partie du problème, que je ne dise pas : « Eh, d'accord, nous voulons accomplir cette tâche, mais prenons un peu de recul. » Très souvent, je dis : « D'accord, je suis votre homme, et je vais venir et faire le travail ». Et je pense que j'en suis venu à la conclusion qu'il y a un moment où il faut dire : « D'accord, nous avons beaucoup parlé. Maintenant, agissons. Tirons-en ce que nous pouvons, faisons 80 % du travail à 10 % du coût et tirons-en des leçons et continuons ».

Parfois, ces résultats ne sont pas clairement définis, et je pense que nous pourrions faire un meilleur travail dans ce domaine, mais je pense qu'il y a là un créneau spécialisé. Je pense que ce que je veux dire, c'est : « D'accord, nous avons beaucoup parlé, maintenant, faisons quelque chose ». C'est ce qui fera avancer ce projet. Et assurons-nous d'accepter que nous pouvons échouer, et que peu importe ce qui se passe, nous en tirons des leçons et nous pouvons soit continuer, soit changer de cap et faire autre chose.

VALERIA
Alors, en vous inspirant des sages paroles [de Sean] et de sa sagesse, avez-vous, je vous entends parler, mais avez-vous fait quelque chose différemment dans votre travail?

SEAN
C'était seulement il y a quelques semaines. Donc, oui. Effectivement. Par exemple, à l'heure actuelle, juste pour vous donner une idée comme ça : nous parlons de RV [réalité virtuelle] et du développement de la RV. Nous travaillons en étroite collaboration avec le MDN [ministère de la défense nationale] sur ce point pour créer une sorte de cours complémentaire, sur le harcèlement en milieu de travail, parce que je pense qu'il est essentiel d'avoir une connaissance de la situation concernant le harcèlement dans la formation donnée en milieu de travail.

Je pense que vous pouvez lire quelque chose sur un morceau de papier. Mais tant que vous n'en avez pas été témoin, tant que vous n'êtes pas dans cette situation, dans le malaise que crée le harcèlement –  et je ne suis pas un spécialiste dans ce domaine, il y a d'autres personnes qui sont dans ce domaine et qui font vraiment du bon travail – , mais tant que vous n'avez pas vraiment vécu cette situation, je ne pense pas que cela a autant d'impact lorsque c'est par écrit, parce que cela semble évident.

Bien sûr, vous ne diriez pas cela à quelqu'un ou si quelqu'un disait cela, évidemment, j'interviendrais. Mais lorsque vous voyez cela dans l'espace de la RV, ce que le MDN a fait, vous ressentez vraiment tout le malaise de la situation, vous pouvez voir comment les gens évitent de faire face à la situation, ce qui est probablement la pire chose à faire lorsque vous en êtes témoin. C'est maintenant là où j'en suis.

Auparavant, ça aurait été : « D'accord, amène-toi et fais cela, puis nous allons le lancer ». Maintenant, nous harmonisons notre travail à celui de quelques autres groupes de l'EFPC [École de la fonction publique du Canada] et je dis : « Non, je ne veux pas être le facteur opérationnel, je ne veux pas définir les besoins dans ce domaine ». Je veux m'associer aux personnes qui sont responsables, mais je les presse également d'affirmer que la technologie ne posera pas de problèmes. Nous avons des concepteurs dans le domaine de la RV qui s'en chargeront. Nous pouvons avoir des intervenants qui peuvent venir nous aider. Et nous pouvons faire fonctionner un prototype qui ne sera pas nécessairement lancé. Mais cela nous donnera une meilleure idée de la façon dont nous pouvons l'utiliser dans ce contexte.

Et ensuite, nous avons ces experts qui comparent ces résultats avec les personnes qui l'utilisent et avec ce qu'elles en retirent et avec l'apprentissage en classe, et qui se demandent ensuite : « Est-ce viable? ». Et c'est peut-être un produit jetable, ce qui est correct, car je peux demander à un concepteur de travailler là-dessus pendant environ deux semaines et de présenter quelque chose d'assez mature, pas totalement mature, mais suffisamment pour pouvoir effectuer un essai de fonctionnement.

Alors, je les mets au défi de dresser une liste des choses qu'ils veulent accomplir dans ce domaine. Et ne lançons pas des technologies géniales juste pour le plaisir de la chose; lançons des technologies géniales pour les bonnes raisons : Est-ce bien? Est-ce viable? Est-ce une meilleure façon, comparativement aux méthodes traditionnelles, de faire ce que vous voulez accomplir? 

NATALIE
C'est intéressant. Nous recevons beaucoup d'invités qui parlent d'innovation dans cette série, et ils sont de toute évidence ici pour le faire, mais les thèmes qui reviennent couramment tournent autour de la méthodologie, de la façon dont nous pouvons mettre en application l'innovation. Qu'est-ce que c'est? Ou quels sont quelques-uns de ces concepts?

Lorsque je vous entends parler de ça, de l'évaluation, des éléments de mesure, pour moi, ça me fait penser à un paradigme. Je ne peux concevoir qu'on puisse créer de l'innovation en mettant en application toute une série de méthodologies gouvernementales lourdes, ou même de méthodologies simples, mais il y a encore dans la façon dont nous faisons notre travail quelque chose qui nous permet d'être dans un milieu où nous pouvons avoir de l'innovation. Cette innovation possède une valeur et vise un objectif.

SEAN
Je pense que vous devez faire suffisamment preuve de souplesse à certains égards. Cela dépend vraiment du contexte. Je pense qu'il est correct de faire preuve de la plus grande rigueur et de décider quels seront vos résultats et la façon dont vous voulez les mesurer.

Je pense que c'est correct si vous avez un groupe de personnes possédant différentes compétences, différentes parties, différents intérêts dans le projet, et ils sont tous sur la même longueur d'onde : nous allons créer quelque chose et nous ne serons peut-être pas à l'aise avec les résultats obtenus. Nous ne savons peut-être pas quels seront ces résultats, mais nous aurons des éléments de mesure auxquels les comparer. Et il pourrait s'agir d'un produit jetable, et c'est correct également.

Si vous avez tous ces éléments, je pense que c'est plus facile à faire, car tout le monde est sur la même longueur d'onde. Très souvent, il y aura une ou deux personnes qui ne seront peut-être pas d'accord, qui diront non. Si nous nous lançons dans ce projet, nous avons besoin d'un résultat clair sur lequel nous concentrer. C'est le produit qui sera livré. Je pense que c'est à ce moment que vous rencontrez des problèmes. Alors, vous devez examiner la situation et vous éloigner des problèmes et dire : « Non, vous avez besoin d'un plus grand nombre de PMV [produits minimums fiables] à ce stade-ci et ensuite faire avancer le modèle de PMV, où vous pouvez réaliser de petits gains rapides et les répéter et changer de cap rapidement au lieu d'avoir un long processus ». Je pense qu'il y a là un équilibre.

Mais encore une fois, il faut faire preuve de la plus grande rigueur lorsque tout le monde est d'accord, lorsque vous faites des expériences, et ce ne devrait être que des expériences au départ, à mesure que vous les répétez et progressez. Il y a un moment où vous devez prendre du recul sur certains points. Et c'est à ce moment où vous n'avez pas la même participation complète à un objectif, en ce qui concerne les expériences et l'innovation. Et là, vous devez choisir l'aspect auquel vous allez consacrer vos efforts et ensuite gérer en conséquence pour vous assurer de produire un résultat dont vous pourrez tirer des leçons et abandonner, au besoin.

Nous devons tirer quelque chose de nos réalisations. Je pense que c'est quelque chose que nous ne faisons peut-être pas, n'est-ce pas? Je pense que nous devons nous donner à 100 % ou ne rien faire du tout. Et je dirais que ce n'est pas une bonne façon de penser.

VALERIA
Je suis curieuse de savoir quel est le projet sur lequel vous avez travaillé et dont vous êtes le plus fier.

Vous travaillez dans le domaine de l'innovation et vous avez été à l'avant-garde d'une foule de choses qui se passent dans le domaine numérique dans la fonction publique. Alors, simplement par curiosité, de quoi êtes-vous le plus fier?

SEAN
Pour ma part, il y en a trois. Il y en a trois que j'aimerais vraiment souligner. Alors, travaillant dans les TI – 

VALERIA
Vous êtes fiers de plusieurs réalisations. [Rires]

SEAN
Eh bien, je leur attribue toutes un mérite égal. Ce sont mes bébés et je ne peux pas en choisir un seulement. Mais pour moi, le fait de travailler dans les TI, vous aimez concevoir quelque chose et de voir que les gens l'utilisent. Et plus vous concevez cette chose rapidement et moins elle coûte cher, plus il y a de personnes qui l'utilisent, et cette combinaison de facteurs fait que vous l'aimez encore plus. Alors, mes trois projets.

Certains se rappelleront peut-être des Forums du GC qui se tenaient à l'époque. J'ai créé ce concept en quelques jours seulement. Je me souviens d'avoir passé beaucoup de temps à regarder l'émission « Dancing with the Stars » avec ma femme à l'époque. Je l'ai fait honnêtement, c'était sur le coin de ma table à café, même pas sur mon bureau.

Lorsque j'ai développé ce concept, c'était seulement un petit espace libre pour que les gens puissent échanger dans le cadre de forums. Et beaucoup de personnes ont aimé l'idée. Les premiers utilisateurs en ont vraiment profité, car il n'existait rien d'autre. C'était en 2007. Le concept a fonctionné à plusieurs points de vue. J'en étais vraiment content. Pour moi, c'était une innovation. C'était petit, c'était modeste, mais le concept s'est mis à fonctionner tout seul. C'était fait à l'interne. Les gens ont aimé l'idée. C'était ma première réalisation.

La deuxième, je pense que c'est GCcode, dont la plupart des gens n'ont peut-être pas entendu parler ou auquel ils n'ont pas participé. Cela ressemble essentiellement à un échange de codes GiTHub, mais cela se passe à l'intérieur du gouvernement. Nous avons lancé une plateforme à source ouverte pour cela lorsque j'étais avec SPC [Services partagés Canada]. Cela fonctionne encore aujourd'hui. Cette plateforme permet aux gens d'échanger des renseignements au sein du gouvernement qu'ils ne veulent pas diffuser à l'extérieur.

La dernière réalisation, c'est GCcollab. Je pense que je vais me concentrer davantage sur cette réalisation en ce qui concerne l'innovation et comment nous l'avons conçue.

J'ai travaillé avec Chris Allison. Il avait une vision claire, c'est-à-dire lancer GCconnex à l'extérieur, et de ce à quoi cela ressemblerait. Et quelques bonnes personnes ont fait avancer l'idée. Moi, j'étais davantage à l'arrière-plan des TI. Je pense que Jeff Outram et Derek et plusieurs autres ont été à la barre de ce projet depuis.

Le projet a été lancé, et il restait quatre semaines. Nous étions à quatre semaines de lancer les codes GCconnex à l'extérieur. Cette innovation concernait moins les TI parce que je ne pense pas que c'est difficile de faire cela. Il y a beaucoup d'employés qui pourraient le faire. Mais la vision de l'équipe et de Chris Allison à l'époque était que nous devions avoir une plateforme ouverte qui nous permettrait d'échanger en tout temps avec n'importe qui dès qu'on le voulait. C'était aussi simple que cela. Et il n'y avait aucune raison qui pourrait nous empêcher de le faire.

Et ce qui m'a étonné au sujet de ce projet, c'est que chaque fibre de ma carrière de 15 ans, à l'époque, au gouvernement me disait : « C'est totalement fou et cela ne fonctionnera jamais ». Mais je n'arrivais pas à trouver une raison de ne pas le faire. Je ne voyais pas non plus pourquoi ne cela ne fonctionnerait pas. C'était pour moi très intéressant. C'était le premier projet que je réalisais à titre d'agent libre.

C'est fou de voir maintenant comment cela fait partie de la nomenclature. Nous en parlons. Tout le monde dit simplement : « Allons-nous partager cela sur Collab? Oui, nous allons partager cela sur GCcollab. Oui, c'est parfait. D'accord, à tout à l'heure ». J'aime ça. Pour moi, mes innovations, lorsqu'il s'agit d'un gain rapide, mais qui est également si utile, et tout le travail qu'elles demandent, l'importance qu'elles ont compensent tout cela pour moi. C'est ce qui importe. J'ai réalisé une foule de petits projets, quelques projets plus gros, mais ce sont ceux dont je suis le plus fier.

VALERIA
Y a-t-il un projet qu'il vous a fallu abandonner? Vous savez, un échec dont vous avez honte, mais dont vous avez tiré des leçons?

SEAN
Oui, la plus grande leçon que je pense avoir jamais apprise : je faisais partie du Comité des sous-ministres sur l'innovation en matière de politiques, le CSMIP, c'est le nom qu'il portait, je pense, et il a lancé un défi concernant les applications.

L'espace consacré actuellement aux applications est intéressant, car au cours des trois ou quatre dernières années, il y avait un mouvement anti-applications. Et à l'époque, selon la personne avec qui vous parliez, il y avait un mouvement pro-applications. Et les deux mouvements s'affrontent. Je pense que le mouvement anti-applications est en train de gagner, mais il y a deux ans, c'était pas mal 50/50.

Le CSMIP a lancé un défi en matière d'applications. Il a organisé des séances du genre « Dans l'œil du dragon », où des gens viennent et s'assoient devant des sous-ministres, parfois devant leur propre sous-ministre, pour présenter un concept qui est intéressant et qui pourrait être intégré à une application.
J'étais là à titre de mentor pour l'aspect technique des concepts, pour indiquer aux participants ce qu'il était possible de faire et le temps que ça prendrait, ou ce qui n'était pas possible, parce que je possédais de l'expérience dans ce domaine. Mais l'état final de tout ce processus, même s'il y avait quelques bonnes applications, [c'est que] finalement, aucune de ces applications n'a été produite. Certaines d'entre elles n'étaient même pas des applications mobiles, seulement des sites Web, mais elles étaient toutes des idées fantastiques.

J'ai vu des sous-ministres s'engager à faire des choses qui ne se sont pas réalisées et qui auraient probablement dû l'être. Encore là, pas seulement des applications mobiles, mais aussi des sites Web. Certaines de ces idées étaient vraiment très bonnes. J'ai effectué un suivi. Et j'ai constaté que c'est la « couche d'argile » dont nous parlons qui les a empêchées de se matérialiser. C'est malheureux. C'est un domaine que je voyais comme étant novateur. Il a été lancé et a été encouragé, encouragé à titre d'innovation, et il s'est tout simplement écroulé.

J'ai vu beaucoup de bonnes idées s'écrouler et je n'aime pas ça. C'est dommage de ne pouvoir mener des projets à terme. C'est là que j'ai réalisé qu'une approche ascendante est beaucoup plus efficace dans une foule de circonstances qu'une approche descendante, ce qui est étrange, particulièrement lorsque vous vous assoyez avec un sous-ministre qui dit : « Je vais m'assurer de mener ce projet à terme ». Et à la fin, il ne se réalise pas, même si ce n'est pas nécessairement de sa faute. C'est juste la façon dont notre bureaucratie fonctionne.

Cela m'a vraiment ouvert les yeux. Pour moi, le fait de faire partie de cela et de voir la tournure que cela a pris, ce n'était pas un échec; c'était quelque chose de très bon dont je pouvais tirer des leçons pour être plus efficace avec de bonnes idées. Et une approche descendante ne fonctionne pas toujours pour elles. 

NATALIE
Et imaginez si nous pouvions adopter une approche descendante et une autre ascendante en même temps.

SEAN
Oui, je veux dire si –

NATALIE
Attendez, vous allez devoir arrêter ça.

SEAN
C'est l'utopie... Je suis encore en train de répondre de façon stoïque à la question. Je pense que cela arrive parfois, je ne me souviens pas de la dernière fois. Ce que j'aime le plus dans la fonction publique présentement, c'est que je n'ai jamais vu autant de gens bien intentionnés. Du haut jusqu'en bas de la pyramide, jusqu'en bas.

J'ai une bonne occasion, grâce à l'École, de rencontrer des représentants des échelons supérieurs et d'aider des employés des niveaux inférieurs des TI qui, à mon avis, doivent changer. Il n'y a jamais eu une époque au gouvernement où vous comptez sur un plus grand nombre d'alliés dans le domaine de l'innovation que présentement. C'est ce que je sens aux TI. J'espère que c'est le cas dans d'autres secteurs.

Je pense qu'il y a d'autres secteurs où il reste encore beaucoup de travail à faire. Dans le domaine des politiques, des communications, je vois beaucoup d'employés exceptionnels, des personnes partageant les mêmes points de vue que nous défendions, il y a quoi, dix ans maintenant, nous avions une Journée de la gestion par la collaboration, n'est-ce pas? La JGC, c'est comme ça que je pense qu'on l'appelait, où nous et des employés nous réunissions pour parler de la façon dont nous pourrions collaborer davantage. C'était [quelque peu] clandestin, mais le greffier s'est présenté et tout le monde a été sympa. Nous avons pris un verre par la suite. Et c'est tout. Qui tiendrait de telles journées maintenant? Nous sommes tous en faveur. Personne ne viendrait à une réunion pour dire : « Non, vous ne pouvez pas collaborer avec moi ». Pour la plupart, n'est-ce pas?  

NATALIE
Pensez-vous que c'est parce que des personnes ayant des points de vue similaires et des collaborateurs peuvent communiquer ensemble à l'extérieur de leurs activités quotidiennes de travail grâce à des médias comme Twitter et autres choses du genre? Je me demande souvent si c'est la perception, si c'est le fait que nous pouvons maintenant trouver des gens qui essaient de tirer sur les mêmes ficelles que nous.

SEAN
Oui, je pense que tout cela a commencé en trouvant les personnes, car nous pouvons maintenant échanger dans des médias sociaux. Nous ne pouvions pas le faire auparavant.

Je me rappelle, nous n'avions pas le droit de publier des gazouillis. Un grand nombre de personnes ont eu des problèmes avec les gazouillis. (Nick Charney). Alors maintenant, oui, je pense que cela a commencé de cette façon. Maintenant, c'est simplement qu'il y a plus d'endroits sécuritaires, n'est-ce pas? Il existe une foule d'endroits sécuritaires. Et il n'y a pas beaucoup d'idées folles à cause desquelles vous allez être étiqueté comme une personne qui ne suit pas la ligne de conduite.

NATALIE
L'atmosphère est très différente maintenant qu'elle ne l'était il y a quelque temps au gouvernement.

SEAN
Oui, vous avez l'impression que vous pouvez dire : « Eh, pourquoi ne pas lancer cette idée et voir si elle marche, ou voir qui revient nous voir? Ou lancer l'idée et attendre. Voir si d'autres secteurs » –

NATALIE
Vous pouvez exprimer une idée qui peut être bonne ou non.

SEAN
Bien sûr. Oui. C'est la différence. Je pense que le tout a commencé grâce aux médias sociaux et aux connexions. Et je pense que cela s'est tout simplement intégré à la culture, ce qui était toujours important à l'époque, ce dont vous aviez besoin pour changer la culture. C'est ce qui devait arriver.

Vous ne pouviez pas mettre en place des processus et des politiques qui auraient forcé les gens à changer. Nous allons changer la culture, et ensuite les politiques suivront peut-être, dans le cas des derniers secteurs où les changements sont peut-être un peu plus difficiles à instaurer. C'est vraiment un bon moment pour travailler au gouvernement. Il y a juste cet énorme mouvement.

La paperasse, la bureaucratie, existe encore. Nous devons passer à travers. Il y a des raisons parfaitement valables qui justifient l'existence d'une partie de cette bureaucratie. Mais on examine maintenant dans une optique beaucoup plus critique nos processus à l'interne et aux niveaux hiérarchiques supérieurs, et je suis fier d'y participer. C'est vraiment une période intéressante pour travailler au gouvernement. Nous n'accomplissons pas toutes nos tâches à la perfection, mais nous sommes maintenant plus aptes à changer pour le mieux, sur toute la ligne, et c'est très encourageant.

VALERIA
J'aimerais en savoir plus sur votre vision de l'avenir. Si vous aviez un projet de rêve, quel serait-il?

SEAN
J'aurais aimé recevoir quelques-unes de ces questions au préalable. Mais pour répondre à celle-ci sur-le-champ – pour moi, je le vis présentement, j'y suis plongé ici, à l'Académie du numérique et à l'École. J'aimerais voir le gouvernement passer à la numérisation de façon appropriée.

Le SNC [Service numérique canadien] et Aaron Snow viennent tout juste de publier un rapport sur un plan de 2025 pour tout numériser. Certaines personnes peuvent penser qu'il s'agit d'une tâche facile ou difficile, mais c'est vraiment une tâche monumentale. J'aimerais faire partie du projet qui prend des gros morceaux et qui les numérise pour les citoyens : tout le contenu de Netflix dans un monde de superproductions. Je pense que nous avons le talent pour le faire. Nous avons la volonté de le faire. Il n'y a aucune raison pour que nous ne puissions pas le faire.

Pour moi, ce serait de faire partie – ce qui est le cas présentement – de cette vague de numérisations des services du gouvernement pour répondre aux attentes des Canadiens. Chaque jour, nous accusons davantage de retard, parce que nous nous demandons ce que nous devrions faire. Et je pense que nous devons simplement nous lancer et nous mettre au travail, être prêts à connaître l'échec et à continuer.

Pour moi, faire partie de ce mouvement est quelque chose qui, à mon avis, va être permanent. Et c'est pourquoi j'aime ça. C'est mon projet idéal : m'occuper d'un gros morceau de la numérisation du gouvernement pour répondre aux besoins des Canadiens.

NATALIE
Alors, lorsque vous placez cela dans ce contexte, cela montre vraiment l'importance du travail que vous accomplissez présentement à l'Académie du numérique. Car comment allez-vous aider l'ensemble de l'effectif à atteindre cet objectif? Je pense que même la signification du mot « numérisation » peut être vraiment différente selon la personne à qui vous parlez.

SEAN
Oui, et pour moi, je vois les choses surtout dans l'optique des TI, alors les femmes et les hommes qui effectuent ce travail en TI au niveau de base et qui lui font monter les échelons, car je pense que c'est là que le changement commence.

Il y a d'autres secteurs qui sont tout aussi importants concernant la conception pour les utilisateurs, les données, toutes ces choses que nous ne faisons pas suffisamment bien, simplement parce que ce sont des concepts un peu étrangers pour le gouvernement. Ces éléments sont également importants. Mais moi, je me concentre essentiellement sur l'aspect des TI. Cela amène les gens qui ont vraiment une aptitude pour l'innovation véritable, qui apprennent de nouvelles compétences, qui apportent au gouvernement la souplesse de l'entreprise privée. Ce sont les personnes que je veux amener aux niveaux supérieurs et voir établir des liens entre elles. Parce que parfois, elles sont cachées. Parce que de façon inhérente, si vous ne faites pas partie de ce processus hiérarchique et que vous pensez de façon différente, il est possible que vous vous retrouviez parfois sur la voie d'évitement.

Je veux mettre ces personnes en valeur. Je veux qu'elles établissent des liens entre elles. Je veux porter à leur connaissance d'autres exemples de personnes qui ont accompli ce qu'elles pensaient impossible à faire. C'est là où j'ai commencé, et c'est là où je veux continuer de faire pression pour m'assurer que les employés des TI qui sont déjà prêts pour le changement et qui désirent faire avancer ce changement disposent d'une plateforme pour le faire.

[Je veux] qu'on leur donne un endroit sécuritaire pour parler avec des personnes partageant les mêmes points de vue qu'eux et qu'on leur donne toutes les occasions possibles d'avancer sans l'excuse que nous ne pouvons pas faire cela parce que cela n'a jamais été fait de cette façon. Nous ne pouvons pas faire ça parce que ce serait contraire à la façon de faire. Explorons l'idée. Explorons de nouvelles façons de faire les choses.

L'un des slogans que j'utilise, c'est que très souvent, nous appelons « innovation » le fait d'accomplir différemment les mêmes choses. Je pense que nous devrions faire différentes choses de manière différente. C'est dans cette optique que vous devez envisager la situation, sans avoir peur des revers et des petits échecs. Faire différentes choses de manière différente, c'est comme ça que nous devrons penser.

Chris Allison a dit dernièrement lors d'une allocution que ce qui nous a amenés là où nous sommes aujourd'hui n'est pas ce qui nous fera passer à l'étape suivante. Nous devons alors sortir de ce carcan. Ce qui nous a amenés ici, c'était un dur combat au sujet du changement de culture et de l'innovation dans son ensemble. Maintenant, nous sommes tous sur la même longueur d'onde, je pense, et nous avons atteint une masse critique de personnes qui s'accordent pour dire que l'innovation est la marche à suivre et que nous devons faire les choses différemment.

Alors, quelle est la prochaine étape qui nous permettra de le faire? Réellement, ce n'est pas tant l'incubation de l'innovation que l'accélération de l'innovation. Comment pouvons-nous accélérer cela, ouvrir ces portes et éliminer cette paperasse. [C'est] ce que j'ai essayé de faire au cours de mes 15 dernières années au gouvernement.

Il s'agissait vraiment [pour moi] d'examiner la paperasse de manière objective et d'être en mesure de l'analyser de manière adéquate, au lieu de baisser les bras et de dire : « Eh bien, je ne m'y connais pas trop en sécurité, alors je pense que quelqu'un de la sécurité m'a dit que ce serait effrayant ». Non, examinons-la de près. Évaluons-la par rapport aux risques qui existent présentement, ce qui n'arrive pas souvent dans le domaine de la sécurité.

C'est une réponse un peu longue, mais oui, il faut faire sortir les gens de leur coquille, leur donner une place à la table et la chance de parler et s'assurer qu'ils établissent des liens avec d'autres personnes partageant les mêmes points de vue qu'eux.

NATALIE
Vous parlez d'une transformation numérique complète. Nous ne parlons pas de ce que Michael Wernick a dit dans son dernier rapport, c'est-à-dire simplement mettre en ligne les processus opérationnels de 1995.

SEAN
Oui, il le faut. Nous ne pouvons pas simplement effectuer le portage virtuel. On met beaucoup l'accent sur l'infonuagique présentement. Et le portage virtuel est une chose, et cela peut être bon, mais réellement, vous devez revoir la façon dont vous concevez, dans ce cas-ci, des applications. Vous devez utiliser beaucoup plus qu'un processus agile.

Je pense que c'est la même chose partout. Nous ne pouvons pas simplement dire : « Faisons cet exercice de bureau sans papier et cela va régler tous les problèmes qui nous agacent ». Ce n'est pas le cas. Nous devons penser de manière différente notre façon de faire. Et nous devons le faire de façon différente également.

NATALIE
Merci.

VALERIA
Merci, Sean. Ce que j'ai retenu de tout ce que vous avez dit jusqu'à présent, [c'est que] vous êtes un mordu de l'itération. Est-ce en quelque sorte le conseil que vous donneriez aux gens? Itérer, itérer et itérer encore?

SEAN
Oui. Peu importe le secteur dans lequel vous travaillez, il n'est pas nécessaire que votre PMV initial soit les TI. Présentez des concepts. Montrez aux gens des concepts. Pensez en fonction de l'utilisateur final. Parlez à l'utilisateur tout au long du processus. Ce sont les « big bangs » qui nous tuent.

Nous réalisons des projets d'une durée de deux ans dans des domaines qui changent tous les six mois. C'est fou, les risques que cela comporte. Nous pensons nous protéger contre les risques. Mais je dirais que si vous êtes dans un domaine qui change considérablement tous les six mois et que vous planifiez un projet sur deux ans, vous échouez dès le départ. Vous devez cesser de faire cela et élaborer un plan semestriel. Je dirais, faute de mieux, ne tentez pas de le réaliser à tout prix. Réalisez un projet qui prouve quelque chose.

Pour revenir au point de vue de Sean au sujet des essais, réalisez-le dans le but de vérifier certains aspects par rapport à vos hypothèses. Soyez prêts à [accepter] que vos hypothèses sont erronées et ensuite d'itérer et de changer de direction. C'est ce que nous ne faisons pas très bien. Nous ne changeons pas de cap et ne faisons pas d'itération parce que nous avons besoin de prévisions et nous devons être imputables, et toutes ces choses sont nécessaires. C'est vraiment difficile de dire que je vais créer quelque chose dans six mois et faire des investissements qui ne mèneront peut-être nulle part. Et je dois être préparé à ça.

NATALIE
Je suis fortement d'accord avec vous concernant le concept du PMV. Je pense que psychologiquement, cela nous met dans l'état d'esprit « Oh, ce n'est pas mon produit final ». Et je pense que c'est dans cet état d'esprit que vous devez être en tout temps pour travailler dans cet environnement agile, itératif et propice aux changements de cap, où vous devez vraiment changer de direction ou apporter des correctifs rapidement. Et vous pouvez vraiment mettre en œuvre rapidement de petits gains.

SEAN
Oui. Et traditionnellement, nous avons eu peur [du point de vue] des TI de montrer quelque chose au « client ». Oui, [nous avons peur] de montrer quelque chose à quelqu'un parce que nous allons nous dire « Oh, et si cela crée trop d'attentes? Et s'ils sont trop déçus parce que nous n'avons pas produit suffisamment, car nous n'avions seulement que six mois pour livrer la marchandise? » Si vous faites partie d'une équipe de projet, et que vous êtes agile, et que toutes les attentes sont les mêmes et que tout le monde a de bonnes intentions, alors il n'y aura pas de problème. Vous allez en tirer des leçons.

NATALIE
De plus, le client va éventuellement voir le résultat. Ne devriez-vous pas travailler avec lui jusqu'au bout? [Rires]

SEAN
Exact. Pour changer en cours de route, bien sûr. C'est tout simplement normal maintenant, alors qu'il y a cinq ans au gouvernement, ce n'était pas normal. Les méthodologies en cascade et les processus de lancement que nous utilisions étaient longs et la partie qui relevait de SPC rendait parfois le tout encore plus long, et je pense que cette situation est en train de changer. Nous suivions des cycles de lancement de 12 mois. Eh bien, ce n'était pas mon cas, mais je travaillais avec des équipes qui le faisaient. Et c'est ça pour moi, je me fiche de ce que c'est. Vous pouvez avoir un plan de 12 mois, mais vous ne pouvez pas avoir un cycle de lancement de 12 mois.

NATALIE
Cela veut dire que vous pouvez laisser un bogue sans rien faire pendant un an.

SEAN
Oui, et c'est arrivé n'est-ce pas? Et l'utilisateur en souffre. Ce n'est peut-être pas un bogue grave qui empêche un utilisateur d'obtenir ce qu'il désire, mais cela le ralentit. N'est-ce pas aussi grave? Et j'ai déjà vu ça. J'ai déjà vu un bogue être réglé après 12 moins alors qu'en réalité, très souvent, il suffit d'un correctif de cinq minutes. Cela aurait aidé combien d'utilisateurs?

Oui, il est important de mettre l'accent sur les utilisateurs et tout cela est lié. Mais oui, les itérations rapides, rapides, des PMV, montrées dès le départ, montrées souvent, être prêt à vous faire dire que vous êtes complètement dans le champ, c'est ce que nous devons faire en TI. Nous devons mieux le faire et nous commençons à mieux le faire, ce qui est très bien.

NATALIE
Merci beaucoup Sean.

VALERIA
Excellent! Merci de vos bons conseils.

NATALIE
Nous vous promettons de vous envoyer les questions à l'avance la prochaine fois.

SEAN
C'est correct.

NATALIE
Peut-être. [Rires]

Eh bien, je vais le faire. Pas Val. [Rires]

SEAN
Merci de m'avoir invité.

VALERIA
Merci.

VOIX HORS CHAMP
Vous avez écouté Innover sur demande, présenté par l'École de la fonction publique du Canada. Innover sur demande est produit par Todd Lyons. Notre musique thème est signée « Grapes ». La version française du texte est interprétée par Joël Bourgeois. Merci de votre attention.

 

Todd Lyons
Producteur
École de la fonction publique du Canada

Valeria Sosa
Gestionnaire de projet, Sensibilisation et engagement
Ressources naturelles Canada

Natalie Crandall
Chargée de projet, Renseignements d'affaires sur les ressources humaines
École de la fonction publique du Canada

Sean Kibbee
Agent libre, Académie du numérique 
École de la fonction publique du Canada


En vedette

COVID19

Renseignements à l'intention des employés du gouvernement du Canada : maladie à coronavirus (COVID‑19)

Mise à jour à l'intention des employés sur COVID‑19, télétravail, avis, messages et ressources à partager.

Outils d'apprentissage pour les équipes virtuelles

Outils d'apprentissage pour les équipes virtuelles

Nouveau! Pour soutenir les équipes virtuelles pendant la crise du COVID‑19, une nouvelle suite d'outils de travail est maintenant disponible.

Ce site web est continuellement mis à jour en fonction de vos commentaires.

Dites-nous ce que vous en pensez.
Veuillez entrer votre courriel si vous souhaitez une réponse :
Date de modification :