Mettre en œuvre l'ACS+

Description : La docteure Cara Tannenbaum démontre l'importance d'établir pourquoi certaines données divergent dans l'ACS+. Elle évalue la complexité de ces différences et fournit des exemples sur la façon d'élaborer une politique à l'aide de l'ACS+.

Date : Le 9 juin 2020

Durée : 00:05:49

Résolution : 1080p


Transcription

[Une image du logo ACS+ s'affiche avec les mots « Analyse comparative entre les sexes plus ».]

[Un fond avec des barres colorées s'affiche avec le titre « Mettre en œuvre l'ACS+ ». Le sous-titre « Comprendre le « pourquoi » » apparaît à l'écran puis s'estompe.]

[La DRE CARA TANNENBAUM, assise dans son bureau, parle à la caméra. Un symbole ACS+ coloré s'affiche dans le coin inférieur gauche de l'écran et son nom (DRE CARA TANNENBAUM) et titre de fonction (directrice scientifique, Institut de la santé des femmes et des hommes, Instituts de recherche en santé du Canada [IRSC]) apparaissent à droite du symbole ACS+.]

Nous avons recours à l'ACS+ pour comparer les données recueillies au sujet de différentes populations de personnes; déterminer s'il y a des inégalités; établir comment se porte un groupe par rapport à un autre; et voir s'il y a des différences. Mais il ne s'agit là que de la première étape. Le plus important, c'est de se demander : « pourquoi? »

[Les mots « COMPRENDRE LE « POURQUOI » » s'affichent en grosses lettres à caractère gras à droite de la DRE CARA TANNENBAUM.]

Quel est le mécanisme?

[Les mots « Quel est le mécanisme? » s'affichent à l'écran sous les mots « COMPRENDRE LE « POURQUOI » ».]

Comment pouvons-nous expliquer qu'il y a des différences?

[Les mots « Comment pouvons-nous expliquer qu'il y ait des différences? » s'affichent également à l'écran sous les mots « Quel est le mécanisme? ».]

Une fois que nous aurons réussi à répondre à cette question, nous serons en mesure de formuler des recommandations personnalisées, adaptées et plus réfléchies en matière de politiques.

[S'affiche une image plein écran d'une jeune femme dans un bureau, souriant et tapant à l'ordinateur.]

[S'affiche une image plein écran d'un père jouant avec ses deux jeunes enfants sur le sol recouvert de tapis.]

Nous saurons ainsi que nos efforts n'ont pas été vains

[S'affiche une image plein écran d'un jeune ouvrier de la construction souriant en croisant les bras, debout devant un groupe d'autres ouvriers de la construction.]

et qu'une solution universelle ne convient peut-être pas au domaine qui nous intéresse.

[S'affiche une image plein écran faisant un panoramique sur différents travailleurs assis devant des ordinateurs portables, parlant et souriant avec leur casque d'écoute.]

En prenant un peu plus de temps pour comprendre le « pourquoi » et formuler une solution plus réfléchie, on s'assure d'élaborer des politiques qui profitent davantage à tout le monde.

[Un fond avec des barres colorées apparaît à l'écran avec le sous-titre « Complexités » avant de s'effacer pour révéler la DRE CARA TANNENBAUM.]

Au 21e siècle, nous sommes ouverts aux complexités. Nous comprenons que chaque personne est différente. On parle aujourd'hui de médecine personnalisée et de soins de santé de précision, ce qui signifie que selon votre constitution génétique, votre race,

[Des barres colorées s'affichent et passent à une image plein écran d'un médecin montrant à une jeune femme son échographie.]

votre sexe, votre âge et votre genre,

[S'affiche une image plein écran d'un jeune patient masculin, gravement blessé et allongé sur un lit d'hôpital, soigné par une infirmière et un médecin.]

nous devrions pouvoir adapter les soins pour vous prescrire le meilleur traitement possible,

[S'affiche une image plein écran d'un patient âgé dormant dans un lit d'hôpital, et ensuite une image plein écran d'un enfant dormant dans un lit d'hôpital.]

[Des barres colorées apparaissent et l'image revient à la DRE CARA TANNENBAUM.]

soit la dose appropriée, prise au bon moment, et permettant de traiter la bonne affection, de façon à ce que les soins individuels vous soient bénéfiques. Je vous ai donné un exemple du domaine médical,

[Des barres colorées s'affichent et se transforment en une vue aérienne de la Colline du Parlement et de la rivière des Outaouais.]

mais la même logique s'applique à tous les échelons ministériels du gouvernement, à toutes les politiques et à tous les secteurs au Canada.

[Un fond avec des barres colorées s'affiche avec le sous-titre « Décortiquer le « pourquoi » de l'ACS+ ».]

L'interaction entre les politiques sur les produits pharmaceutiques, le sexe et l'analyse comparative entre les sexes plus… Comment aborder cette question?

Premièrement, j'examinerais les facteurs biologiques ou ceux liés au sexe qui ont une incidence sur l'effet des médicaments. Nous savons que les médicaments ne sont pas traités ni métabolisés de la même façon par le corps d'un homme et par celui d'une femme.

[Les mots « Utiliser les données pour examiner les facteurs biologiques et ceux liés au sexe » s'affichent à droite de la DRE CARA TANNENBAUM.]

Laissez-moi vous donner 4 ou 5 raisons qui expliquent cette réalité. Tout d'abord, les femmes sont généralement plus petites que les hommes.

Donc, l'effet d'une même dose de médicament variera selon la taille de la personne. Puisque les femmes sont plus petites, leurs reins le sont aussi.

[Un graphique de 2014 intitulé « Profil des Canadiens » et le sous-titre « Taille moyenne des Canadiens » s'affichent. S'affichent à l'écran des silhouettes masculine et féminine, l'homme étant indiqué comme faisant 178,1 cm (5'10") et la femme faisant 163,9 cm (5'4"). La source est indiquée en dessous : NDC Risk Factor Collaboration.]

Puisque leurs reins sont plus petits, ils ont besoin de plus de temps pour excréter les médicaments, ce qui permet à ceux-ci de s'accumuler dans l'organisme. Ce que je vais dire est un peu triste… Mais il est aussi vrai que les femmes ont davantage de tissus adipeux que les hommes.

[Un graphique apparaît à l'écran pour symboliser le pourcentage moyen de tissus adipeux entre les hommes et les femmes. Un diagramme à barres apparaît avec le symbole féminin à l'intérieur d'une barre verte et le symbole masculin à l'intérieur d'une barre orange. La barre verte est nettement plus haute que la barre orange. En dessous les mots « Pourcentage moyen de tissus adipeux par sexe » s'affichent.]

C'est un fait; même si elles font autant d'exercice que les hommes, et même si elles ont le même âge qu'eux, c'est simplement la façon dont leur corps est conçu. Ce que la plupart des gens ignorent, c'est que les médicaments ont tendance à s'accrocher aux tissus adipeux ou à s'y accumuler.

[L'illustration s'efface et la DRE CARA TANNENBAUM apparaît à l'écran.]

Il s'agit d'un endroit chaud et douillet, alors les médicaments y restent un peu plus longtemps. Donc, en plus d'être éliminés plus lentement, les médicaments s'accumulent dans l'organisme.

[Les symboles masculin et féminin s'affichent; les mots « Deux fois plus d'effets secondaires » s'affichent peu après à côté du symbole féminin, et le symbole féminin grossit tandis que le symbole masculin rapetisse.]

Les statistiques démontrent que la plupart des médicaments causent 2 fois plus d'effets secondaires chez les femmes que chez les hommes, en raison de la façon dont les médicaments et le corps des femmes interagissent.

Les médicaments et le corps interagissent aussi d'une autre façon :

[Une animation apparaît à l'écran, montrant des opioïdes tombant sur des récepteurs cérébraux fixés à un cerveau. Le texte à l'écran indique ce qui suit : « Opioïde »; « récepteur opioïde dans le cerveau »; « les opioïdes se fixent parfaitement au récepteur ».]

un médicament qui s'est fixé à un récepteur dans le corps produit-il un effet plus important? Pour ce qui est des opioïdes, lorsqu'ils se fixent au récepteur du cerveau

[L'illustration s'efface et la DRE CARA TANNENBAUM apparaît à l'écran.]

qui contrôle la douleur et l'euphorie (et toutes ces choses qui se produisent lorsqu'on consomme des opioïdes), il s'avère

[Un graphique animé coloré apparaît, représentant un cycle menstruel, entouré de 28 jours. Le titre du graphique est « Durée moyenne du cycle menstruel ». Du 1er au 5e jour, il est écrit « menstruation (3-7 jours) » et ensuite au 14e jour, il est écrit « ovulation ».]

que leur effet sur une femme peut augmenter en fonction de la progression du cycle menstruel de la femme et du taux d'estrogènes dans le corps de cette dernière à un moment donné.

[L'illustration s'efface et la DRE CARA TANNENBAUM apparaît à l'écran.]

Alors, les facteurs biologiques ou liés au sexe n'influencent pas seulement l'effet du corps sur le médicament,

[S'affiche un graphique animé d'un bras tendu recevant une pilule d'un flacon de prescription.]

mais aussi l'effet du médicament sur le corps.

[Un fond avec des barres colorées apparaît avec le sous-titre « Exemple d'une politique élaborée à l'aide de l'ACS+ » avant de s'estomper et de disparaître. La DRE CARA TANNENBAUM apparaît à l'écran.]

Imaginez maintenant qu'on me demande de préparer une liste de médicaments et de décider quels médicaments devraient y figurer. Beaucoup de facteurs devront être pris en considération :

[Le mot « FACTEURS » apparaît en haut de l'écran, suivi des images suivantes : un signe de dollar, un groupe de personnes et un rapport papier.]

il faudra tenir compte du prix du médicament, il faudra regarder qui l'utilise, il faudra examiner les différentes affections médicales. Je vais maintenant vous parler avec plaisir

[L'illustration s'efface et la DRE CARA TANNENBAUM apparaît à l'écran.]

de travaux qui ont été financés par l'Institut de santé des femmes et des hommes.

Je m'attendrais à ce que quelqu'un qui travaille sur ce dossier sorte l'Atlas des médicaments qui sépare les renseignements sur le médicament selon qu'il soit pris par un homme ou par une femme.

[Une illustration représentant L'Atlas canadien sur les médicaments s'affiche à l'écran, et une silhouette masculine et une silhouette féminine apparaissent de chaque côté. L'Atlas sur les médicaments est divisé en deux et disparaît derrière chaque silhouette. Des pilules tombent du haut de l'écran, se divisent en deux groupes et se dirigent vers les silhouettes masculines et féminines, puis disparaissent derrière chaque silhouette.]

Au Canada, nous avons accès à des renseignements qui montrent combien de somnifères prennent les hommes et les femmes

[L'illustration s'efface et la DRE CARA TANNENBAUM apparaît à l'écran.]

de différents groupes d'âge, combien de médicaments sont actuellement couverts et combien ne le sont pas, quels médicaments sont les plus couramment utilisés, etc. Et pourtant, il faudrait aussi qu'une évaluation qualitative soit réalisée. Actuellement, dans les discussions sur l'assurance médicaments, on n'aborde pas nécessairement la pertinence de choisir un médicament plutôt qu'un autre. Alors, le sexe, le genre, les médicaments… Je crois qu'ils interagissent tous, et qu'il pourrait y avoir de graves conséquences involontaires au fait de ne pas tenir compte du sexe et du genre lorsqu'on élabore des politiques sur les produits pharmaceutiques.

[La DRE CARA TANNENBAUM disparaît et le logo du gouvernement du Canada s'affiche.]


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